Comprendre la méthode Intim'Connexion

La notion de conteneur :

Dans Intim’Connexion, l’accompagnement psycho-corporel repose sur un conteneur clair et vivant.

Ce conteneur correspond à la manière dont le cadre est tenu dans le temps, dans la relation et dans l’attention portée à ce qui se vit. Il soutient le processus d'intimité consciente en offrant des repères stables, sans jamais les figer.

Les qualités essentielles de ce conteneur sont :

  • la clarté

  • la sécurité

  • des limites explicites

  • une continuité fiable dans le travail

Mon rôle est de maintenir ce conteneur et d’en incarner les qualités, afin que le travail puisse se déployer sans être dirigé ni forcé.

C’est à l’intérieur de ce conteneur que j’accompagne la personne, qui peut alors s’engager, explorer et ajuster ce qui a besoin de l’être, à son rythme et selon sa réalité.

J’avance, en présence, un pas derrière la personne accompagnée, avec suffisamment de recul pour laisser émerger ce qui est juste pour elle.

La démarche repose sur une responsabilité partagée :
Je suis responsable du cadre et de la qualité de la présence, tandis que la personne accompagnée reste responsable de son engagement, de ses choix et de son chemin.

Le corps comme point d'appui :

Dans la méthode Intim’Connexion, le corps occupe une place centrale.

Il n’est ni un objet à corriger, ni un outil à optimiser, mais un lieu d’information, de mémoire et de régulation.

Le travail s’appuie sur l’attention portée aux sensations, à la respiration, au mouvement et à l’expression, afin de permettre des déplacements intérieurs souvent inaccessible par la seule compréhension mentale.

L’expérience vécue dans le corps devient un point d’appui pour clarifier, ajuster et intégrer ce qui cherche à se transformer.

Le plaisir peut être présent.
Il n’est jamais recherché comme un objectif, mais considéré comme un indicateur possible de l’état intérieur et du processus en cours

Le cadre et la sécurité :

La sécurité est un socle non négociable de la démarche.

Elle repose sur :

  • la clarté des échanges en amont,

  • la nomination explicite des limites,

  • le respect du consentement à chaque étape,

  • et la confidentialité des échanges et des données partagées.

Rien n’est implicite. Tout ce qui n’est pas clairement nommé est considéré comme non consenti.

Le cadre peut évoluer au fil du travail, mais uniquement de manière consciente, explicite et partagée.
Lorsqu’un flou apparaît, le processus est ralenti, ajusté ou interrompu si nécessaire.

Le déroulement d’un accompagnement :

Chaque accompagnement s’inscrit dans une structure claire, tout en restant ajusté à la personne et à sa situation.

Le processus se déploie en plusieurs temps :

Clarification et discernement
Un questionnaire pré-session et une visio permettent de poser le cadre, d’évaluer la pertinence de la démarche et de vérifier les conditions de sécurité.

Décision assumée
À l’issue de cette phase, une décision est posée avec clarté : poursuite, ajustement ou réorientation.
Dire non fait pleinement partie du processus.

La séance ou les séances
La séance est un espace de travail corporel partagé, où la méthode, ma posture et l’engagement de la personne se déploient conjointement dans le respect du cadre posé.

Intégration
Un temps d’intégration accompagne toujours le travail, afin de permettre à ce qui a été vécu de trouver sa place dans le quotidien et dans la durée.

Il n’y a ni scénario préétabli, ni objectif à atteindre.
Le processus s’ajuste à ce qui est vivant et pertinent pour la personne.